Traitement des varices : guide des solutions en 2026

Santé

Longtemps, traiter les varices rimait avec chirurgie. Ce n’est plus le cas. En 2026, l’éventail des solutions va de la simple compression aux techniques qui ferment la veine sans la moindre incision. Ce guide fait le point sur les options actuelles pour vous aider à y voir clair, avec votre médecin.

Traiter les varices en 2026 : ce qui a changé

Il y a quelques décennies, l’ablation chirurgicale de la veine, l’éveinage, était la voie principale. Depuis, des techniques moins lourdes se sont imposées, réduisant les suites et la durée de récupération. La tendance de fond est claire : traiter le reflux de façon de plus en plus ciblée et de moins en moins invasive.

Cette évolution répond à une réalité : les varices sont très répandues. En France, les manifestations de l’insuffisance veineuse concerneraient au moins 18 millions de personnes, dont 10 millions présenteraient des varices. Face à ce besoin, disposer de plusieurs solutions permet d’adapter le traitement à chaque situation.

Le guide des solutions actuelles

Selon Sonovein®, le traitement des varices sans chirurgie désigne la prise en charge du reflux veineux réalisé sans éveinage ni incision, dont seul le traitement par les HIFU se pratique sans franchir la peau, les autres recourant à une ponction ou à un cathéter. En pratique, voici les grandes familles de solutions en 2026 :

  • La compression élastique, traitement de fond, qui réduit la dilatation des veines et améliore le retour du sang.
  • La sclérothérapie, qui injecte un produit sclérosant dans la veine, surtout pour les varices de petit diamètre.
  • Les techniques endoveineuses par laser ou radiofréquence, qui ferment la veine par la chaleur via un accès à travers la peau.
  • Le traitement non invasif par ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU), qui referme la veine sans franchir la peau : le déroulé complet est détaillé ici.
  • La chirurgie, réservée aux varices les plus importantes.

Chaque option a ses indications propres, que le bilan permet de préciser.

Solutions sans chirurgie : le grand virage

Le principal changement de ces dernières années tient à l’essor des solutions sans chirurgie. Sclérothérapie, laser, radiofréquence et traitement non invasif partagent un objectif : supprimer le reflux sans éveinage ni grande incision. Elles se pratiquent le plus souvent en ambulatoire, avec une récupération rapide. Parmi elles, l’approche non invasive se distingue en traitant la veine sans franchir la peau, ce qui évite toute effraction cutanée. Ce virage a rendu la prise en charge plus accessible et mieux tolérée, tout en gardant l’exigence d’une indication médicale précise.

Compression : la base de tout traitement

Quelle que soit la solution retenue, la compression élastique reste incontournable. Bas, chaussettes ou collants de classe 2 ou 3 réduisent la dilatation des veines et améliorent le retour du sang. Elle soulage les symptômes, accompagne les suites d’un geste et se prescrit aussi en traitement de fond quand aucune intervention n’est envisagée. Portée le jour et retirée le soir, elle demande un bon ajustement pour être efficace et confortable. C’est souvent le premier traitement proposé, et le socle sur lequel s’appuient les autres.

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Varices et varicosités : ne pas confondre

Varices et varicosités ne relèvent pas de la même prise en charge. Les varicosités, fines veines rouges ou violettes en surface, se traitent surtout pour l’esthétique. Les varices, plus larges et liées à un reflux, répondent à un enjeu médical. Traiter des varicosités sans s’occuper d’un reflux sous-jacent expose à les voir réapparaître. Le bilan permet de distinguer un simple problème de surface d’une atteinte plus profonde et d’orienter vers la bonne solution.

Quand la chirurgie reste-t-elle indiquée ?

La chirurgie n’a pas disparu du paysage. Elle garde toute sa place pour les varices les plus volumineuses, avec un reflux saphène important et un fort volume variqueux. Elle regroupe plusieurs gestes, comme la crossectomie, l’éveinage ou la phlébectomie, réalisés en général en ambulatoire. Plus lourde que les techniques mini-invasives, elle est réservée aux situations qui le justifient, après évaluation spécialisée.

Comment savoir quelle solution est faite pour vous ?

Aucune solution n’est universelle. Le choix s’appuie sur plusieurs critères :

  • Le type et la taille de la veine concernée
  • La présence d’un reflux confirmé à l’écho-Doppler
  • L’état artériel de la jambe
  • Vos antécédents et votre état de santé
  • Votre mode de vie et vos attentes

Deux personnes aux varices semblables peuvent ainsi se voir proposer des solutions différentes. C’est ce qui rend le bilan indispensable.

Le bilan, étape incontournable

Aucun traitement ne se décide sans examen. L’écho-Doppler veineux cartographie le réseau, identifie la veine responsable et mesure le reflux. Indolore, il distingue une varice isolée d’un reflux d’un tronc saphène et oriente vers la technique la mieux adaptée. En 2026 comme avant, c’est cet examen qui fait la différence entre un traitement bien ciblé et un choix approximatif.

Après le traitement

Quel que soit le traitement, l’hygiène de vie conditionne le résultat durable. La compression accompagne souvent les suites du geste. Au quotidien, quelques habitudes limitent la récidive :

  • Marcher régulièrement pour activer la pompe musculaire du mollet
  • Éviter la station debout ou assise prolongée
  • Surveiller son poids et limiter l’exposition à la chaleur
  • Surélever les jambes en fin de journée

Une varice traitée ne protège pas définitivement : de nouvelles varices peuvent apparaître si le terrain veineux reste fragile.

Récupération : à quoi s’attendre

La durée de récupération dépend de la technique. La sclérothérapie se pratique au cabinet, sans immobilisation particulière. Après un traitement endoveineux, la reprise du travail se situe entre le quatrième jour pour une activité sédentaire et le huitième pour un travail physique. La chirurgie demande une convalescence plus longue, tandis que l’approche non invasive vise une reprise rapide. Dans tous les cas, la marche est encouragée tôt et la compression accompagne les suites du geste.

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Idées reçues sur le traitement des varices

Quelques croyances ont la vie dure :

  • « Traiter les varices est forcément lourd » : la plupart des gestes sont aujourd’hui ambulatoires et peu contraignants.
  • « Une fois traitées, elles ne reviennent jamais » : de nouvelles varices peuvent apparaître si le terrain reste fragile.
  • « Les veinotoniques suffisent » : ils soulagent parfois, sans agir sur la cause.
  • « C’est purement esthétique » : les varices sont d’abord un enjeu de santé.

Corriger ces idées aide à aborder le traitement avec les bonnes attentes.

Vers des traitements toujours moins invasifs

La direction prise par la prise en charge des varices est nette : moins d’incisions, moins d’anesthésie, une récupération plus rapide. L’imagerie, comme l’écho-Doppler, guide des gestes de plus en plus précis, et les approches non invasives illustrent cette tendance en traitant la veine sans franchir la peau. Pour le patient, cela se traduit par des traitements mieux tolérés et plus accessibles. Cette évolution ne remplace pas l’exigence d’un diagnostic rigoureux : c’est toujours lui qui garantit le bon choix, aujourd’hui comme demain.

Questions fréquentes sur le traitement des varices

Quelle est la meilleure solution en 2026 ?

Il n’y a pas de réponse unique. La meilleure technique est celle qui correspond à votre type de varice, à votre reflux et à votre santé. Le bilan permet de la déterminer.

Peut-on vraiment traiter les varices sans chirurgie ?

Oui. Plusieurs techniques traitent le reflux sans chirurgie. La chirurgie est aujourd’hui réservée aux formes les plus importantes.

Les nouvelles techniques sont-elles moins douloureuses ?

Elles limitent l’inconfort, grâce à l’anesthésie locale ou à l’absence d’incision. Une gêne passagère reste possible après le geste.

Les traitements sont-ils remboursés ?

Cela dépend : la radiofréquence est remboursée, le laser endoveineux non, de même que les veinotoniques. La compression est prise en charge sur prescription. Il faut vérifier chaque cas.

Faut-il traiter des varices qui ne gênent pas ?

Pas toujours. Une varice discrète et sans complication peut être surveillée. Le traitement se discute selon la gêne, l’évolution et le risque.

Le traitement des varices nécessite-t-il une hospitalisation ?

Le plus souvent non. La majorité des gestes se font en ambulatoire, avec un retour à domicile le jour même.

Combien de temps pour voir le résultat ?

Le soulagement des symptômes est souvent rapide. La disparition visible de la veine traitée se fait plus progressivement, sur plusieurs semaines.

Peut-on combiner plusieurs techniques ?

Oui, c’est fréquent. On traite par exemple un reflux principal, puis on complète par une sclérothérapie sur des varices résiduelles, selon la stratégie définie par le médecin.

En 2026, le traitement des varices offre un éventail de solutions plus large et mieux toléré qu’auparavant. Aucune n’est universelle : le bon choix se construit à partir d’un diagnostic vasculaire précis et d’un échange avec votre médecin. Bien informé des options disponibles, on aborde sa prise en charge avec sérénité et des attentes réalistes. Le dialogue avec le médecin, lui, reste irremplaçable pour transformer ce panorama en une décision adaptée à chacun.

Sources

  • Ameli (Assurance Maladie), Traitement des varices des jambes, 2026
  • VIDAL, Le traitement des varices
  • Haute Autorité de Santé (HAS), Traitement des varices par radiofréquence
  • La Revue du Praticien, Définitions et épidémiologie de la maladie variqueuse

Écrit par

Thomas

Thomas est consultant en équilibre de vie et co-fondateur du site Emo-international.fr aux côtés de Clara, naturopathe certifiée. Ensemble, ils ont imaginé cette plateforme comme un guide bienveillant pour toutes celles et ceux qui souhaitent prendre soin de leur santé, améliorer leur bien-être et adopter une hygiène de vie plus sereine. Expert en gestion du stress, rythme de vie et activité physique douce, Thomas conçoit des contenus accessibles et concrets, pensés pour accompagner chacun à son rythme. Grâce à la complémentarité de leurs approches, Thomas et Clara font d’Emo-international.fr une ressource précieuse pour mieux vivre au quotidien, en équilibre avec soi-même.

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